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Là où la mer et la tradition celtique ne font qu’un.

Le Marais · Le lieu

Guérande, Bretagne

En Bretagne, l’une des six nations celtiques d’Europe, on parle encore la langue bretonne. Chaque mois d’août, la ville portuaire de Lorient accueille sonneurs, danseurs et plus d’un demi-million de visiteurs pour le Festival Interceltique, l’un des plus grands rassemblements de culture celtique au monde, organisé chaque année depuis 1971. Bien avant ce festival, cette côte était le territoire des Vénètes, des Osismes et d’autres peuples marins d’Armorique, des navigateurs et des marchands que Jules César jugeait redoutables. Le sel, tiré de la mer qu’ils avaient appris à maîtriser, était au cœur de leur commerce comme de leur mode de vie.

Vue aérienne de la cité médiévale de Guérande au coucher du soleil
Guérande · la cité fortifiée
Un paludier récoltant le sel au coucher du soleil dans les marais de Guérande
Le paludier
Un paludier de Guérande souriant dans son atelier
Dans l’atelier

Les Paludiers · Les artisans du sel

Certains sont restés.

Puis vint le XXᵉ siècle, et beaucoup crurent que ces marais allaient disparaître. Avec l’industrialisation de la production de sel, les paludiers partirent et les œillets furent abandonnés. Mais certains sont restés, pour préserver le savoir-faire et le transmettre à une nouvelle génération. Aujourd’hui, la récolte se poursuit presque comme elle se pratique depuis des siècles.

On dit que c’est le marais qui choisit son paludier.

On apprend à lire l’eau comme un marin lit le ciel : la direction du vent, la chaleur du soleil, la surface changeante de la saumure. Les outils sont simples. Le savoir, lui, ne l’est pas. Il s’acquiert en arpentant les mêmes talus étroits, saison après saison, jusqu’à ce que le marais devienne une langue.

La Saison · Le temps de la récolte

L’Œillet · Le procédé

Tout est question de moment.

L’Atlantique nous offre une eau de mer fraîche, mais c’est le temps qui décide quand nous pouvons en récolter le sel.

Trop peu de soleil ralentit la cristallisation. Une averse soudaine peut interrompre la récolte, tandis qu’un vent fort trouble la délicate fleur de sel avant que nous ne puissions la cueillir.

L’essence de notre sel gris et de notre fleur de sel repose sur l’évaporation naturelle de l’eau de mer, qui en augmente la salinité jusqu’à libérer le sel. Fidèle aux techniques artisanales, notre sel marin conserve un riche mélange d’éléments océaniques, récolté à la main avec savoir-faire. Il garde ainsi une texture douce et naturelle, et ses cristaux ne deviennent ni durs ni cassants.

L’air atlantique, l’argile riche en minéraux, des traces d’algues et la saumure océane donnent ensemble à notre sel son caractère unique.

Le soleil se couchant sur les œillets pendant la saison de récolte
Le temps de la récolte, au crépuscule

Nos Valeurs

Ce à quoi nos paludiers restent fidèles, œillet après œillet, saison après saison.

P

PURETÉ

Rien d’ajouté, rien d’enlevé. Ce que vous goûtez est exactement ce que le marais a produit, jusqu’au dernier grain.

T

TRADITION

Protégé par la même indication géographique que le Champagne ou le Parmigiano Reggiano : une méthode qui ne peut exister qu’ici.

D

DURABILITÉ

Le soleil et le vent sont les seules énergies dont ce sel ait jamais eu besoin. Aucune mécanisation, aucune ébullition, et un tube en liège et en carton qui ne laisse aucun plastique derrière lui.